Marguerite de France, une princesse de la Renaissance  1523 – 1574

 

D’après Roger PEYRE : « une princesse de la Renaissance : Marguerite de France, duchesse de Berry, duchesse de Savoie » - 1902

  Elle est la fille de François Ier et de Claude de France et la sœur aînée d’Henri II. Elle fut élevée par sa tante Marguerite d’Angoulême, future reine de Navarre et se liera d’amitié avec sa belle-sœur Catherine de Médicis. Erudite, amie des arts, elle est encensée par les poètes de la Pléiade. 

Il y eut plusieurs propositions d’alliances faites à son père :  

Finalement François Ier lui attribue les revenus du duché de Berry

 

Le mariage de la dernière chance :  

En 1559, lors du traité de Cateau-Cambrésis, qui marque la fin des guerres d’Italie, deux mariages royaux sont mis sur pied :

Le duc de Savoie, reprenant les désirs de son père de l’unir à une princesse de France, demandait la main de Claude, 2e fille d’Henri II. Mais elle était destinée au duc de Lorraine Charles II. Le connétable de Montmorency proposa Marguerite. Par cela la France cherchait à contrebalancer l’influence de l’empereur d’Autriche Ferdinand Ier qui avait proposé sa fille, Madeleine, au duc. Ainsi :

 Les mariages sont célébrés pendant qu’Henri II, blessé pendant un tournoi,agonise.

 

Duchesse de Savoie :

Henri II et Philippe II d’Espagne maintenaient chacun des garnisons sur le duché de Savoie. Elle oeuvra pour que, le délai étant arrivé, les deux pays retirent leur troupes, d’autant plus qu’elle venait de donner le jour à un fils : Charles-Emmanuel, assurant par là le devenir du duché.

Elle sera une intermédiaire écoutée de son mari pour maintenir l’alliance entre la Savoie et son pays d’origine, qui, d’ailleurs, se détérioreront dès sa mort : son mari, puis son fils se tournant vers l’Espagne.

A la mort d’Henry III, Charles-Emmanuel, se prévalut des ascendances de sa mère pour faire valoir des prétentions au trône de France, face à Henri IV.

Elle fit également beaucoup pour maintenir la tolérance religieuse dans le duché, face aux Vaudois notamment.