De Marguerite de Male à Marie : les duchesses de Bourgogne pendant « l’âge d’or » 1369 - 1477

 

 

Marguerite de Male : fille aînée et héritière de Louis de Male, comte de Flandre s’est vue promise à 3 fiancés et à eu 2 maris qui l’ont faite duchesse de Bourgogne.

  • Philippe de Rouvres, duc de Bourgogne, qu’elle épouse à l’âge de 7 ans (11 ans ?), et qui meurt aussitôt, laissant le duché vacant.

  • Edmond de Langley, fils d’Edouard III, roi d’Angleterre.

  • Philippe le Hardi, fils de Jean II Le Bon, sera finalement son époux,.

Les mariages du grand-père et du père de Philippe de Rouvres avaient ajouté le comté de Bourgogne, l’Artois et la Champagne, puis les comtés de Boulogne et d’Auvergne au duché de Bourgogne. A sa mort tout devient vacant.

Le roi qui a épousé en seconds noces la mère de Philippe de Rouvres, règle la succession : Jean de Boulogne, frère de la reine se voit nanti des comtés de Boulogne et d’Auvergne, et Marguerite de France, mère du comte de Flandre et encore en vie, se voit nanti du comté de Bourgogne, l’Artois et la Champagne.

Charles Le Mauvais, roi de Navarre, petit-fils de Marguerite de Bourgogne, sœur aînée d’Eudes IV, fait valoir ses droits à la succession. Il représentait la lignée de sa grand-mère qui devait avoir priorité sur celle de Jeanne, sœur cadette dont descendait jean Le Bon.. Mais c’est le roi de France qui eut gain de cause.

Devenu duc de Bourgogne, Philippe cherche à réunir la terre impériale, la Franche-Comté au duché : un seul moyen, épouser son héritière, Marguerite de Male. Son frère le roi Charles V pousse le Pape a refuser la dispense de mariage avec l’anglais.Philippe épouse en 1369 Marguerite qui lui apporte non seulement la Flandre, mais elle est aussi, par sa grand-mère, l’héritière de l’Artois, le Nivernais, Rethel et la Franche-Comté. Ce qui augmenta considérablement le duché.

Il faut noter que les liens de parenté entre Marguerite et Philippe sont plus étroits que celui avec Edmond de Langley. « les prétendants de Marguerite »

Dans le cadre de la politique matrimoniale menée par Philippe Le Hardi, son fils Jean sans Peur épouse Marguerite de Bavière :elle secondera efficacement son époux, qui n’hésite pas à lui confier la  défense de  ses Etats de Bourgogne, où elle révèle des talents de stratégie militaire. Son fils Philippe Le Bon, lui confiera à son tour le gouvernement de Dijon lorsqu’il partira en guerre.

 Il faudra à Philippe le Bon 3 épouses pour avoir enfin un héritier. Pour cela il épouse en 3e noces
Isabelle du Portugal. : l’alliance est de haute politique : elle est à la fois l’arrière petit fille d’Edouard III, une descendante des capétiens de Bourgogne (rappelons qu’un fils cadet dynastie précédente était parti au Portugal créer le royaume du Portugal), et issu d’un pays à l’aube de la conquête du « nouveau monde ».C’est à l’occasion de ce mariage que Philippe Le Bon crée l’ordre de « la Toison d’Or », ordre qui par les vicissitudes de l’histoire est l’équivalent de notre légion d’honneur pour les Espagnols à l’heure actuelle.

Isabelle seconde également son époux dans la gestion de ses Etats :lorsqu’il propose une réunion entre la France et L’Angleterre pour parvenir à la paix, (et permettre la reprise du commerce entre la Bourgogne et l’Angleterre !) c’est Isabelle, Lancastre par sa mère, qu’il dépêcha à ces négociations avec les ambassadeurs de chaque pays. A sa mort elle laissera un traité des « codes et honneurs de la cour » : manuel de savoir vivre écrit à sa demande

 Charles Le Téméraire du se plier aux choix matrimoniaux de son père. De ses 3 épouses il n’eut, avec Isabelle de Bourbon, qu’une fille Marie de Bourgogne, qui, comme Anne de Bretagne, va être une héritière très convoitée « les 7 fiancés de Marguerite ».Mais il faut dire quelques mots de la troisième duchesse de Bourgogne, Marguerite d’York :elle est la sœur du roi d’Angleterre d’Edouard IV, qui vient de monter sur le trône, après avoir renversé Henri VI. Lorsque Marie se retrouvera orpheline en 1477, elle l’assistera dans la gestion du duché, pour obtenir, entre autre, la neutralité de l’Angleterre, dans le conflit qui oppose louis XI à la Bourgogne.(même si elle ne se révèle pas toujours être très diplomate)