Le ROYAUME de BAVIÈRE 1806 - 1918

  

L’âge d’or du royaume : 1806 – 1848

 

Maximilien-Joseph IV, successeur de Charles-Théodore est issu de la branche Deux-Ponts Birkenfeld. C’est un francophile convaincu. A ce moment l’Autriche, la Russie et l’Angleterre sont en guerre contre Napoléon Ier. Il arrive à garder une certaine neutralité. Aussi après la victoire des français et la paix de Lunéville de 1801, Napoléon décerne le titre de roi à Maximilien et ses descendants, mais il perd le Palatinat du Rhin. Il prend le titre de Maximilien Ier.

 

Maximilien Ier (1806 – 1825) :

Il entre dans la Confédération du Rhin qui regroupe 12 états allemands autour de Napoléon. Pour renforcer les liens Napoléon fait épouser à son beau-fils Eugène de Beauharnais, la fille aînée de Maximilien. Mais la situation de la France se dégradant, Maximilien quitte la confédération en 1813 et conclut une alliance avec l’Autriche. Il se mariera 2 fois, et deviendra par sa 2e épouse beau-frère du tsar et du roi de Suède. Il va par ailleurs savamment organiser le mariage de ses filles qui vont devenir reines.

En 1818 il donne une charte constitutionnelle à ses états.

 

Louis Ier 1825 – 1848 :

Les dépenses d’embellissement menées par le roi, la crise agricole et la mauvaise économie engendrèrent des manifestations en Bavière et dans les autres états allemands. A cela s’ajoute la passion du roi pour Lola Montès qui va porter à son comble le soulèvement et des demandes de réforme de la population. Louis abdique en faveur de son fils Maximilien II.

 

La Bavière et l’unité allemande : 1848 – 1871

 

Dans la Confédération germanique (mise en place en 1815, après Waterloo), l’unité allemande était au centre des débats menés par les Hohenzollern de Prusse, et dominera le règne de Maximilien et de ses successeurs.

La Bavière redoute autant l’Autriche que la Prusse, mais catholique se sent plus proche de la première. Les liens ont été renforcés par les mariages de 2 sœurs de Louis Ier.

 

Louis II  1864 – 1886 :

Malgré un tempérament rêveur et idéaliste il se rend compte du désir d’hégémonie de la Prusse. La défaite de l’Autriche en 1866, à Sadowa, met fin à l’influence autrichienne sur les états allemands et à la Confédération Germanique. Il s’y résigne mais évite d’assister à la cérémonie de création de l’état allemand en 1871 et à proclamation de Guillaume de Prusse à la tête de l’empire. Puis il va sombrer dans une telle mélancolie qu’il va être déclaré aliéné et interné.

Son oncle, Léopold assure la régence. A la mort de Louis, son frère Othon devrait lui succéder, mais il est aussi interné depuis 1874. Léopold reste régent, remplacé à sa mort par son fils Louis, qui deviendra roi au décès d’Othon en 1913.

Léopold maintint les liens avec les Habsbourg en mariant

 

Louis III : le royaume de Bavière est emporté dans la débâcle du 1er reich.