Les comtes de Zollern, des débuts modestes jusqu’au margraviat de Brandebourg 1145 - 1415 

 

Les comtes de Zollern font partie du duché de Souabe. Leur nom, qui deviendra par la suite Hohenzollern, désigne le château primitif de la famille datant du XIe siècle.

 

Frédéric III de Zollern,

A la tête d’un domaine en Souabe, il épouse Sophie, unique héritière du burgrave de Nuremberg. Elle lui apporte les terres en dot et l’empereur lui en confirme la possession à titre héréditaire en 1192. Il devient Frédéric Ier de Nuremberg.

 

Le partage de son territoire entre Franconie et Souabe

En 1127 les 2 fils de Frédéric Ier décident de se partager le territoire :

 

La lignée de Franconie : elle a toujours entretenu de bonnes relations avec les empereurs successifs et a su en tirer bien des avantages.

 

Frédéric III 1261 - 1297

Fils de Conrad, il agrandit ses possessions en se mariant avec la fille du margrave de Bayreuth. Ayant soutenu la candidature de Rodolphe de Habsbourg ce dernier lui accorde le privilège de pouvoir transmettre le burgraviat de Nuremberg à une femme s’il n’y a pas d’héritier mâle.

 

Jean Ier 1297- 1300 et Frédéric IV 1297-1332

Ils servent les empereurs qui se succèdent : Adolphe de Nassau, Albert II de Habsbourg, Henri VII de Luxembourg et Louis IV de Wittelsbach.

 

Jean II 1332 - 1337 : les premiers pas dans le Brandebourg

L’empereur Louis IV de Wittelsbach prend le contrôle du Brandebourg à la mort du dernier membre de la dynastie ascanienne et le donne à son fils. Il confie les fonctions de gouverneur à Jean II.

 

L’alliance avec la maison de Luxembourg

 

Frédéric V 1357- 1397

Il épouse la fille du landgrave de Thuringe et margrave de Meissen lui permettant d’agrandir ses possessions en Franconie et Thuringe. En 1363, le nouvel empereur Charles IV de la maison de Luxembourg, le récompense en élevant les Hohenzollern de Franconie à la dignité de prince électeur. A cette époque, n’ayant pas d’héritier mâle, il est prévu les fiançailles de 2 filles de Frédéric, Elisabeth et Catherine avec les fils de l’empereur : Wenceslas et Sigismond. Cela aurait permit aux Luxembourg d’étendre leurs possessions du côté de la Bohême qu’ils possèdent déjà. A la naissance de son 1er fils, Jean en 1369, l’empereur renonce au projet. Cependant les liens seront maintenus par le mariage de Jean III avec Marguerite, fille de Charles IV.

A la mort de Frédéric V, ses 2 fils Jean et Frédéric se partagent les territoires. Jean III devient margrave de Bayreuth et Frédéric VI margrave d’Ansbach

 

Jean III 1397- 1420 et Frédéric VI 1397 - 1440

En 1400, le collège des princes dépose l’empereur Wenceslas de Bohême, à qui il est reproché de négliger les affaires allemandes. Frédéric VI soutient la candidature de son beau-frère le palatin Robert III qui avait épousé leur sœur Elisabeth. A la mort de Robert, en 1410, il soutient à nouveau la maison de Luxembourg en la personne de Sigismond. Après son élection Sigismond le nomme gouverneur du Brandebourg. Frédéric VI part s’y installer avec sa famille.

En 1415, l’empereur l’institue, à titre héréditaire, margrave de Brandebourg et prince électeur.

En 1420, à la mort de son frère il se retrouve à la tête de 2 domaines l’un en Franconie, l’autre en Allemagne du nord distant de plus de 300 kilomètres.