Les HOHENZOLLERN, grandeur de la Prusse et décadence du Reich 1701 - 1718 

 

Frédéric Ier 1701 - 1713

Il succède en 1688, en tant qu’électeur de Brandebourg sous le titre de Frédéric II, à son père ; son frère aîné étant mort avant lui. Il fit casser les clauses testamentaires de son père qui comptait doter les enfants nés de son 2e mariage et établit en 1692 un « statut de famille ». Avec sa 2e femme Sophie-Charlotte de Brunswick il entreprend l’embellissement de Berlin.

Il ambitionnait, comme son père, d’obtenir de l’empereur le titre de roi qu’il avait déjà octroyé à l’électeur de Saxe Auguste Ier, et il savait que Georges de Hanovre était appelé par l’Angleterre pour y régner en tant que descendant des Stuart. L’empereur d’abord peu favorable, car Fréderic était protestant, finit par céder lorsqu’il eut besoin de lui pour, la succession de Charles II d’Espagne. Le 16 novembre 1700 il lui accorde le titre de « roi en Prusse ».

Le dernier souci du roi fut d’avoir un héritier. Son fils marié à Sophie Dorothée, fille de l’électeur de Hanovre devenu roi d’Angleterre, avait eu 2 garçons qui étaient morts. Déjà marié 2 fois il se remaria avec Sophie-Louise de Mecklembourg, mais en vain. Finalement, il eut une petite-fille Sophie-Wilhelmine et des petits-fils Frédéric et Auguste-Guillaume.

Poméranie occidentale

 

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse - le roi soldat 1713 è 1740

Dès son enfance il a un goût prononcé pour l’armée qu’il développa de façon spectaculaire lors de son règne, alors qu’il menait une politique extérieure modérée. Il s’engage dans la guerre du Nord, ce qui lui permet d’obtenir la Poméranie occidentale. Il se fâche avec l’empereur au sujet des duchés de Berg et de Juliers qu’il veut acquérir et se rapproche de la France.

 

Frédéric II le grand 1740 – 1786 « roi de Prusse »

En conflit permanent avec son père, il fut obligé d’épouser Elisabeth de Brunswick, nièce de l’empereur Charles VI.

En 1740, à la mort de ce dernier,  il conteste la « pragmatique sanction » qui léguait à Marie-Thérèse, sa fille, l’intégralité de ses possessions et entre en guerre. Il en sort victorieux en 1748, obtenant la Silésie et se révélant comme une puissance importante.

La guerre de 7 ans (1759-1763)  lui permet d’acquérir définitivement la région. Mais le royaume reste toujours morcelé en 3 parties.

Désormais la Prusse va s’affronter régulièrement aux Habsbourg pour tout ce qui touche aux états allemands comme ce sera le cas pour la succession de Bavière.

En 1772, au partage de la Pologne avec la Russie et l’Autriche, il reçoit la zone permettant la jonction avec le Brandebourg.

 

La révolution française, puis Napoléon vont changer la donne

Frédéric-Guillaume II 1786 - 1797

Il est le fils du frère cadet de Frédéric I, Auguste-Guillaume et de Louise-Amélie de Brunswick.

Il se ligue avec l’Autriche contre les troupes révolutionnaires françaises, mais la défaite de Valmy fragilise son pays.

 

Frédéric-Guillaume III 1797 - 1840

Face à la confédération du Rhin mise en place par Napoléon qui regroupe les états allemands, il se range, en 1806, aux côtés de la Russie pour déclarer la guerre à la France, mais son armée est vite battue (Iéna et Auerstaedt). Napoléon entre à Berlin, il doit s’enfuir. En 1807, le traité de Tilsit réduit ses territoires de moitié. Mais en 1813, puis 1815 il prend sa revanche aux côtés des russes puis des anglais. Au congrès de Vienne, la Prusse perd une partie des territoires polonais mais en gagne en Rhénanie, Westphalie et Saxe.

Avec ses enfants il noue des alliances :

 

Frédéric-Guillaume IV 1840 – 1861

Il refuse la couronne impériale que lui propose l’assemblée nationale de Francfort, mais essaye d'établir l'union d'Erfurt, un rassemblement des États excluant l'Autriche. Cette dernière lui inflige l’humiliation d'Olmütz l’obligeant à renoncer.  En réaction, il refuse de marier sa nièce Anne (fille de Charles) à l’empereur François-Joseph Ier.

Sans héritier, et déclaré inapte à la fin de son règne, son frère Guillaume assure la régence, puis lui succède.

 

Guillaume Ier 1861 - 1888

Il choisit Bismarck comme chancelier. Sa politique expansionniste va lui permettre d’acquérir le Schleswig-Holstein après la « guerre des duchés », puis chasse définitivement les Habsbourg de l’Allemagne du nord en reprenant le Hanovre, la Hesse …

En 1868, la reine Isabelle II d'Espagne est renversée, mais la république n'ayant pas la majorité, l'Espagne se cherche un roi. Bismarck pousse la candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin de Guillaume Ier. La France proteste car cela la  placerait en situation d'encerclement. La réponse, la fameuse « dépêche d’Ems » va déclencher la guerre franco-prussienne (1870/71). Elle  permettra à Guillaume de se faire reconnaître comme empereur d’Allemagne à l’issue du traité de Versailles.

Seule la Bavière garde une influence importante

 

Frédéric III 1888 très malade il ne règne que quelques mois avant que son fils ne lui succède

 

Guillaume II 1888 – 1918

Il se sépare de Bismarck. Il s’engage dans une politique d’expansion commerciale et coloniale qui inquiète les autres puissances principalement l’Angleterre (dirigée par son oncle Edouard) qui conclut la triple alliance avec la France et la Russie (dirigée par son cousin Nicolas II) finissant par la 1ere guerre mondiale à l’issue de laquelle il doit démissionner.