LES VALOIS-ORLEANS le temps des guerres 1498 - 1589

La maison d’Orléans a pris naissance avec le 2e fils de Charles V : Louis. D’abord titré duc de Touraine, il devient duc d’Orléans et de Valois en 1392.

A la mort de Charles V, son frère Philipe duc de Bourgogne prend en main le gouvernement. Après avoir marié le jeune Charles VI à Isabeau de Bavière (fille du duc de Bavière Etienne III et de Thaddée fille du duc de Milan Barnabé) il s’est occupé de celui de Louis. Il a été fiancé à Marie de Hongrie, héritière de Louis II d’Anjou, mais Sigismond de Hongrie l’emporte. On songe alors à Valentine Visconti fille du puissant duc de Milan qui a évincé du pouvoir son oncle Barnabé (père de Thaddée). Il l’épouse en 1389. Ce mariage sera à l’origine des prétentions de sur le duché de Milan.

A la mort de Philippe le Hardi, il devient un puissant auprès de son frère qui a des accès de folie. Ceci déplait à son cousin Jean Sans Peur. Il meurt assassiné sur ordre de jean Sans Peur en 1402.

Avec Valentine ils auront 3 fils et Louis aura un fils bâtard Jean de Dunois, qui combattra aux cotés de Jeanne d’Arc

Louis XII 1498 – 1515 

Il est le fils de Charles d’Orléans et de Marie de Clèves et le petit-fils de Louis d’Orléans, frère de Charles VI. Comme le stipule le contrat de mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne, elle doit épouser son successeur, car la Bretagne ne fait toujours pas partie du domaine royal. Louis obtient l’annulation de son 1e mariage par le pape Alexandre VI en échange de l'attribution du duché du Valentinois et du mariage de César Borgia avec Charlotte d'Albret. Il peut épouser Anne en janvier 1499. Ils vont avoir 2 filles : Claude et Renée. Prince frondeur, pendant la régence d’Anne de Beaujeu, il va se révéler un roi bon gestionnaire ce qui lui vaut le surnom de « Père du peuple ».  

Les expéditions en Italie se poursuivent : cette fois c’est la revendication du titre de duc de Milan, au nom de sa grand-mère Valentine Visconti, qui en est le prétexte. Mais au bout de 15 années de guerre, il doit renoncer à ses ambitions et faire la paix avec ses voisins.  

Le mariage de Claude de France. Les deux époux ont chacun leur prétendant

Anne se retire sur ses terres bretonnes où elle meurt en 1514. Claude épouse le futur François Ier.

Louis qui espère toujours un héritier, se réconcilie avec le roi d’Angleterre, Henri VIII, et, en gage de la paix de Londres, épouse en 3e noce, sa sœur Marie qui a 19 ans. Il meurt peu après.

 

François Ier  1515 - 1547

Comme son prédécesseur l’Italie l’attire. Il se fait céder par sa femme, ses droits sur le Milanais (c'est elle l'héritière des Orléans). Mais il va avoir en face de lui un redoutable adversaire : Charles Quint dont le caractère est à l’opposé du sien. Déjà évincé dans la lutte pour l’élection au titre d’empereur, il va finir par être battu et capturé en Italie. Il faudra toute l’habilité de sa mère ,Louise de Savoie, et de la tante de l’empereur, Marguerite d’Autriche, pour que soit conclu « La Paix des Dames » en 1529 : François Ier renonce à l’Italie, l’Artois et la Flandre, il conserve la Bourgogne, retrouve ses fils otages à la cour d’Espagne et, dernière clause du traité, épouse Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint en 1530.  

Le Bourbonnais et le duché d'Auvergne entre dans le domaine royal :Anne de Beaujeu, duchesse de Bourbon avait marié sa fille unique, Suzanne, à son cousin Charles de Montpensier, devenu connétable de France. A la mort de Suzanne, Louise de Savoie en tant que cousine germaine, pousse son fils François Ier à revendiquer le duché, en son nom. Spolié, Charles proposera ses services à Charles Quint en 1523. François annexera définitivement les 2 territoires au domaine royal en 1531.

François utilise à son tour la politique matrimoniale pour ses besoins :

Le comté d’Auvergne revient au domaine royal : Catherine apporte dans sa dot le comté d’Auvergne dont elle a hérité à la mort de sa tante Anne de la Tour d’Auvergne en 1524.  

Henri II 1574 - 1559

Il reprend la politique se son père, soutenant les princes protestants contre l’empereur, et cherchant toujours à s’implanter en Italie. Mais le manque de moyens financiers et les troubles intérieurs liés à aux conflits religieux l’amène à signer la paix de Cateau-Cambrésis en avril 1559 qui confirme la possession des 3 évêchés par la France mais l’abandon des prétentions françaises sur l’Italie et la Savoie. Deux mariages viennent conforter cette paix

   

Une régente et trois rois  

François II 1559 - 1560

Il a 14 ans à la mort de son père. Trop jeune, il laisse la régence à sa mère, mais marié à Marie Stuart, nièce des Guise par sa mère, ces derniers deviennent les conseillers privilégiés et poursuivent une politique de rigueur contre les protestants. A la mort du jeune roi leur influence décline

 

Charles IX 1560 - 1574

Il n’a que 10 ans à la mort de son frère. C’est à Antoine de Bourbon, 1e prince de sang , que doit revenir le titre de régent. Catherine de Médicis arrive à négocier avec lui et, contre la promesse de le soutenir pour récupérer la Navarre espagnole, elle obtient de se faire reconnaître régente. Antoine reste au conseil de régence, mais c’est elle qui garde la prérogative dans la gestion des finances et de la diplomatie.

Pour rétablir l’union autour de la couronne Catherine, organiser pour Charles un « tour de France » de 1564 à 1566.

Epaulé par son frère Henri qu’il nomme lieutenant général du royaume, il rêve de devenir empereur. Dans ce but il épouse Elisabeth d’Autriche, fille de l’empereur Maximilien II et soutient la candidature de son frère au trône de Pologne (pays où le roi est élu).

Pour sortir de l’isolement européen, Catherine va s’engager dans une politique de conciliation matrimoniale :

 

Henri III 1574 - 1589

Il revient en hâte de Pologne pour succéder à son frère. Indécis il n’arrive pas à s’imposer face aux factions religieuses en présence.

La succession d’Henri III : A la mort de son dernier frère François, et lui même étant sans enfant, le problème de sa succession prend une ampleur inégalée déclenchant la guerre des 3 Henri (1586/87) avec, le roi à la tête des royalistes, Henri de Guise à celle de la ligue catholique et Henri de Navarre à la tête des protestants.

A la mort d’Henri III certaines unions matrimoniales se retournent contre les Valois. Ainsi :

  • Philippe II d’Espagne va faire valoir les droits de sa fille Isabelle-Claire, qu’il a eu avec Elisabeth de Valois, à la succession d’Henri III, soutenu par les ligueurs.
  • le duc de Loraine, Charles III, affiche des prétentions pour son fils Henri, au nom de sa femme, Claude de Valois, sœur de la précédente.
  • Charles-Emmanuel de Savoie, petit-fils de François Ier, par sa mère, se met également sur les rangs.

 

Mais les deux premiers prétendants sont d’origine étrangère (la Lorraine est terre d’Empire), et Henri IV finit par s’imposer.

 

Le règne des BOURBONS commence.