LE DUCHE DE BOURGOGNE 1e dynastie capétienne 1016 – 1361

 La création de la 1e maison de Bourgogne :

En 1002, le duc de Bourgogne Henri Le Grand, frère cadet d’Hugues Capet, et oncle de Robert le Pieux meurt sans héritier direct. Sa femme, la duchesse Gerberge, avait eu d’un premier mariage un fils Otton-Guillaume, qu’Henri avait reconnu. Robert revendique l’héritage de son oncle, tandis qu’Otton est soutenu par la noblesse et le clergé local. La guerre va durer environ 14 ans. Après la défaite d’Otton à Avallon, celui-ci fait la paix et cède la Bourgogne au roi, soucieux de conserver ses territoires dans le Jura.

Robert se garde de s’autoproclamer duc, mais ne nomme personne pour exercer l’autorité ducale en son nom. Il finit par faire triompher le principe de la préséance de l’héritier du sang sur le fils adoptif. En 1016 à la mort de l’évêque de Langres, Brun de Roucy, qui a toujours refusé de se soumettre au roi, son successeur Lambert de Vignory remet les clés à Robert. Celui-ci fait alors de Dijon la capitale du duché bourguignon qui est désormais totalement partie intégrante du domaine royal.

Robert remet le duché à son 2e fils, Henri, mais ne lui en confie l’autorité qu’à titre nominal. En 1025, à la mort de son frère aîné, Henri devient l’héritier capétien. Sa mère Constance lève une rébellion contre lui au profit de son cadet Robert. En 1032, Henri devenu roi, pour obtenir la paix, cède le duché en apanage à son frère cadet, en pleine propriété et en tant que fief héréditaire.

 

La 1e Maison « capétienne » de Bourgogne : les premiers ducs ont fort à faire face à des vassaux puissants, mais leur puissance ira en s’affirmant. Le maintien de la dynastie ducale, sans rupture de 1032 à 1361, leur permettra d’organiser leur duché en une puissante principauté : ils instituèrent un pouvoir ducal fort, tenant bien leurs vassaux et agrandirent leurs domaines.

Hugues III mènera une active diplomatie matrimoniale en épousant d’abord Alix de Lorraine, cousine de l’empereur Frédéric Barberousse, puis Béatrice fille et héritière du dauphin du Viennois. C’est à cette époque, XIIe siècle, que se développe en Bourgogne les ordres de Cluny puis de Cîteaux qui rayonneront dans toute la France, voire au delà.

 

Au XIIe et XIVe siècles, les liens entre le duché et le domaine royal se resserrent :

Son fils Philippe épousa Jeanne, comtesse de Boulogne. Pour la 1e fois un duc était à la tête d’un ensemble territorial « bipolaire »réunissant les deux Bourgogne et des terres septentrionales.

Cette construction politique était destinée à se renforcer avec le mariage de son fils Philippe de Rouvres avec Marguerite de male, fille et héritière du comte de Flandre. Mais en 1361, à peine avait-il épousé Marguerite âgée de 7 ans (ou 11 ?) qu’il meurt de la peste. La lignée capétienne s’éteint avec lui.

Charles Le Mauvais, roi de Navarre, en tant que fils de Marguerite de Bourgogne, sœur aînée d’Eudes IV invoque la coutume bourguignonne et réclame à ce titre l’héritage. La lignée de sa grand-mère avait la priorité sur celle de sa sœur cadette Jeanne, dont descendait jean Le Bon. Mais le roi de France, était le roi de France, de plus remarié à la mère de Philippe de Rouvres. Il imposa sa loi et mit la main sur le duché.

 

Marguerite deux fois duchesse de Bourgogne : Les états de Bourgogne s’opposaient à la mainmise du roi. sur le duché et lui firent savoir. Son fils cadet Philipe sut le manœuvrer, et, en 1363, pour récompenser la bravoure de celui-ci à la bataille de Poitiers : « Père gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche ». Le roi lui  cède ses droits sur le duché. En 1369, il épouse la veuve de Philippe de Rouvres, Marguerite de Male. Ainsi Philippe Le Hardi hérite t’il de la Bourgogne, mais aussi de la Flandre et de l’Artois , biens que lui apporte sa femme.

 

Toutefois la maison de Bourgogne capétienne régnera sur le Portugal par le biais de la branche cadette issue d’Henri de Lusitanie