LES CAPÉTIENS :La création du royaume de France 987 - 1328

Les premiers rois capétiens se sont efforcés, au long de leur règne, d’affirmer la légitimité de leur famille et de nouer des alliances, notamment matrimoniales, avec les grands feudataires :

 

Hugues Capet duc de France 956 – 987

Il reprend les titres de comte de Paris et de duc des Francs. Il ne peut décemment pas reprendre celui de duc d’Aquitaine que son père a porté, sans se rendre maître de la province. Guillaume Tête d’Etoupe et ses vassaux s’opposèrent énergiquement à ce transfert. Hugues Capet trouva un accommodement en demandant à Guillaume Fier à Bras sa sœur Adélaïde ;

En tant que roi de France, 987 - 996 Il continua la politique, amorcée par son père, de réunion des terres françaises autour du domaine royal : ses sœurs avaient épousé :

A son tour il maria ses filles à de grands feudataires :

   

Robert Le Pieux 996 – 1031

la succession de Bourgogne : il évita toute guerre de conquête. Le seul conflit armé dans lequel il s’engagea fut à l’occasion de la mort de son oncle Eudes-Henri/Henri Le Grand en 1002, sans postérité. Le duché lui revenait en tant qu’héritier en ligne collatérale. Mais Gerberge l’épouse de son oncle, avait un fils issu de son 1e mariage, qu’elle avait fait adopter à son second époux : Otto-Guillaume. Ce dernier s’empara du duché. Robert Le Pieux, assisté du duc de Normandie, Richard II, et d’autres vassaux entra en guerre. Elle dura 6 ans, à l’issue de laquelle Otto demanda la paix. Il fut investi du « comté » de Bourgogne, spécialement crée pour lui. Robert récupérera le duché.

3 épouses :

  

Henri I : 1031 – 1060

A peine couronné Henri eut à faire à certains vassaux poussés à la rébellion par sa mère Constance d’Arles , qui souhaitait voir son fils cadet Robert déclaré roi de France. Henri demanda le soutien du duc de Normandie, Richard le Magnifique pour les vaincre. En remerciement il dut céder le Vexin Français, ce qui rapprochait dangereusement ses territoires de ceux du duc de Normandie. Par ailleurs, son plus puissant rival était Eudes II de Blois qui avait aussi hérité des comté de Meaux et de Troyes. Ses terres enserrait à l’ouest, au sud et à l’est le domaine royal. Il passa son temps à s’allier, soit avec le duc de Normandie contre le bouillant comte d’Anjou Geoffroy Martel, qui cherchait à s’emparer du comté du Maine, soit avec ce dernier, lorsqu’il trouva que le duc de Normandie devenait trop puissant.

1e maison des ducs de Bourgogne : pour satisfaire aux ambitions de son frère cadet Robert, il lui donne, en  apanage, le duché de Bourgogne, dont il sera le chef de la 1e dynastie qui s’éteindra en 1361, mais dont une branche cadette règnera sur le Portugal jusqu’en 1385

une épouse venue du froid : veuf de Mathilde de Frise, nièce de l’empereur Henri II, et sans enfant, il cherche une épouse, issue d’une lignée digne de sa nouvelle puissance. L’Angleterre n’ayant pas de fille à marier il se tourne vers la cour de la principauté de Kiev, dirigée par Iaroslav le Sage, et demande la main de sa fille cadette Anne. Elle est une descendante des empereurs de Byzance, et dit-on des rois de Macédoine, d’où le prénom de Philippe choisit pour leur fils aîné, en souvenir de Philippe de Macédoine. Sa sœur avait épousé le roi de Norvège.

   

Philippe I : 1060 – 1108

C’est le premier souverain à mener une politique d’expansion territoriale, car son autorité est très limitée :

politique matrimoniale :

Ils auront 2 enfants : Louis, futur Louis VI, et Constance.

  Le coup de foudre de Philippe  : Bertrade de Montfort : déjà mariée au vieux comte d’Anjou Foulque Le Réchin, et sur le point de s’en séparer, elle attire les regards du roi qui l’enlève et qui, prétextant une parenté avec son épouse Berthe, répudie cette dernière pour l’épouser. Excommunié à plusieurs reprises il ne pourra pas participer à, la 1e croisade, lancée en 1095 à l’appel d’Urbain II, pape d’origine champenoise. C’est son frère Hugues de Vermandois qui sera de l’expédition.

Sa dernière fille Cécile, née de son union avec Bertrade, épousera successivement Tancrède de Sicile, puis Pons, comte de Tripoli.

 

Au cours du XIIe siècle la construction de la France s’accélère : des comtés rejoignent l’escarcelle du domaine royal

 

Louis VI le Gros 1108 - 1137

Comme son père il affermit son pouvoir en luttant contre les seigneurs pillards d’Ile de France, en soumettant les grands féodaux, et en pacifiant le pays.

Ses mariages répondent à ces 2 objectifs

 

«l’Aquitaine entre dans le giron du domaine royal » : le mariage de Louis VII.

Louis VI eut le temps peu avant sa mort, de mettre au point, le mariage de son fils avec  Aliénor d’Aquitaine, l’héritière de Guillaume X d’Aquitaine, parti à Saint-Jacques de Compostelle. Ce dernier avait confié au roi sa fille. Elle était détentrice d ‘un domaine égal à trois fois celui du domaine royal :le duché de Guyenne, les comtés de Poitiers, de Limoges, d’Auvergne, de Saintonge, d’Angoulême, de Périgord, de Quercy et d’Armagnac.

 

Outre le mariage de Louis VII, il négocia des alliances profitables pour ses autres enfants :

  Louis VII le Jeune : 1137 – 1180  

Un mariage raté et la perte de la façade ouest de la « France »

Puis il participe, en compagnie d’Aliénor, à la 2e croisade prêchée à Vézelay par Bernard de Clairvaux.

Ils auront 2 filles : Marie et Alix, mais toujours sans fils au bout de 12 ans de mariage, ils font prononcer la nullité de leur mariage pour consanguinité en 1152.

« Il fallait, pour dissoudre cette union, une raison canonique. Les courtisans la trouvèrent tout de suite. Elle était évidente pour le moindre clerc; et comment le roi lui-même ne s'en n'était-il pas aperçu ? Les deux époux avaient un lien de consanguinité, étant tous deux parents de Robert le Pieux, Louis au quatrième degré, Aliénor au cinquième. D'ailleurs, Rome n'avait-elle pas déclaré la nullité du mariage de Raoul de Vermandois et d'Aliénor de Champagne pour la même raison ? »

 

l’alliance « espagnole » :

Louis VII a un objectif politique bien précis : éviter que le roi d’Angleterre n’épouse les ambitions d’Aliénor sur le comté de Toulouse, et ne s’allie avec le comte de Barcelone, également régent d’Aragon, pour encercler cette province. A cet effet il négocie 2 mariages : celui d’une de ses sœurs et le sien :

 

Enfin un héritier et l’appui du Nord

Adèle de Champagne, sœur des comtes Henri de Champagne et Thibaud de Bloi,s, sera épousée un mois après la mort de Constance, car l’absence d’héritier mâle se fait sentir. Si en répudiant Aliénor, Louis VII a perdu la façade ouest de la France, depuis la Normandie jusqu’à l’Aquitaine, par contre le mariage avec Adèle lui apporte des alliances avec les seigneurs de l’Est de la France, car Adèle a de nombreux frères et sœurs qui deviennent beaux-frères de Louis. De plus elle va lui donner en 1162 un héritier : Philippe

Notons que Henri et Thibaud, pas rancuniers des démêlées de leur père avec Aliénor, épouseront  en 1164 Marie et Alix de France, filles de Louis VII et de sa 1e femme.

 

 

Philippe II Auguste : 1180 – 1223

Le long règne de Philippe Auguste, 43 ans, fut une guerre permanente, qui cumula tous les adversaires de ses aïeux : les vassaux, l’Angleterre, les musulmans de Palestine

 

Les mariages de Philipe Auguste :

La reconquête des territoire perdus de l’ouest : la 1e guerre de Cent ans contre les Plantagenêts :

Tout au long de son règne il s’opposera aux Plantagenêt, d’abord Henri II, en soutenant ses fils qui se rebellent contre leur père, puis Richard Cœur de Lion, et enfin il profite de la faiblesse de Jean Sans Terre et de son litige avec Hugues de Lusignan, pour procéder à une grande chevauchée qui lui permettra de confisquer les fiefs français du Maine, de l’Anjou et de la Normandie (1204 – 1205). Il maintiendra ces positions face à la coalition menée contre lui par le roi d’Angleterre et l’empereur, en remportant la bataille de Bouvines (1214)

La Bretagne : un essai pas transformé :

Philippe Auguste a apporté son soutien à Arthur de Bretagne, neveu de Jean Sans Terre, mais ce dernier le fait enlever et tuer. Le duché de Bretagne revient à Alix, demi-sœur d’Arthur. Philippe Auguste s’empresse de lui faire épouser Pierre de Dreux, qui est un cousin. Bien que de souche capétienne, les Dreux mèneront une politique indépendante d’équilibre entre les capétiens et les Plantagenêt, jusqu’à la guerre de succession de Bretagne.

 

Le mariage de Louis VIII avec la petite fille d’Aliénor, nièce du roi d’Angleterre Jean Sans terre

Aliénor d’Aquitaine, de par ses 2 mariages, a eu une descendance importante, qui, par mariage, s’est retrouvée à la tête de bien des royaumes de l’époque. C’est ainsi qu’à l’âge de 77 ans elle se rendra à la cour de Castille pour y chercher sa petite fille Blanche de Castille et l’amener en France afin qu’elle épouse Louis, fils du roi de France qui avait dépouillé les Plantagenêt de presque tous leurs fiefs français.

A partir du XIIIe et XIVe siècles la concession de fiefs « apanage » à des membres de la famille royale est toujours assortie d’une clause qui prévoit le retour à la couronne en cas d’extinction de la postérité mâle du bénéficiaire. Ceci n’empêche pas la constitution, par les bénéficiaires, de fiefs importants et indépendants. Ils surent, eux aussi,, par de subtiles alliances matrimoniales, agrandirent leurs territoires et leur zones d’influence.

  Par ailleurs, la reconquête des fiefs français des Plantagenêt s’étant stabilisée, ainsi que les relations avec les puissants vassaux du Nord de la France, les rois vont chercher à étendre leur autorité vers le Sud, et à nouer des alliances avec les souverains de Castille et d’Aragon.

 

Louis VIII : 1223 – 1226

Marié à 13 ans, il eut 12 enfants de Blanche de Castille, dont les 5 premiers moururent en bas âge.

Dans son testament il transforma en apanage les conquêtes de son père :

 

Blanche de Castille et l’héritage anglais : A noter que les barons anglais, mécontents du règne de Jean Sans Terre, solliciteront Louis à se rendre en Angleterre pour se faire sacrer roi, en tant qu’époux de Blanche, qui a des droits sur la couronne anglaise La mort inopinée de Jean, oblige Louis qui avait débarqué en Angleterre à repartir ; les barons donnant la préférence à Henri III, héritier direct.  

 Louis IX : 1235 – 1270

Roi à 12 ans, sa mère Blanche de Castille exerce la régence jusqu’en 1234. Pendant son règne il s’efforcera de faire la paix avec son beau-frère le roi d’Angleterre Henry III, et le roi d’Aragon. Il servira d’arbitre entre ses vassaux, et entre les souverains d’Europe et le pape.

L’ouverture sur la Méditerranée :

En 1234 mariage de Marguerite de Provence avec Louis IX

en 1246 mariage entre Charles d’Anjou, dernier frère du roi et Béatrix de Provence, dernière fille de Raimond-Bérenger IV de Provence, à qui il laissait la succession de son comté. Les 3 filles aînées avaient épousé : Marguerite le roi de France, Eléonore le roi d’Angleterre Henri III, et Sancie Richard de Cornouailles. Les prétendants étaient nombreux, dont Raimond VII de Toulouse, ce qui lui aurait permis d’avoir 2 comtés contigus. Ces alliances permettent de resserrer les liens avec l’Aragon (le comte de Provence appartenant à cette dynastie)  et avec la Savoie dont le comte est l’oncle des 2 épouses.

Charles et Béatrice, duc d’Anjou, comte de Provence, deviendront les fondateurs de la deuxième maison d’Anjou, roi de Naples et de Sicile, et, par leur politique matrimoniale, auront une descendance sur la Hongrie, la Pologne.

Intervention dans les mariages des vassaux :

  Politique matrimoniale de Louis IX

   

Philippe III le Hardi 1270 - 1285

 Isabelle d’Aragon, meurt en 1271, lors du retour de la croisade. En 1274 Philippe III se remarie avec Marie de Brabant, fille du duc Henri III de Brabant, dit le Débonnaire, et de Alix de Bourgogne.

Il soutiendra son oncle Charles d’Anjou dans sa lutte contre Pierre III d’Aragon, pour le royaume de Sicile.

Politique matrimoniale :

De sa première épouse Philippe a 3 fils :

Il aura un fils et 2 filles avec Marie de Brabant Cette dernière, devenue veuve tissera des alliance avec l’Artois, l’Angleterre et le Saint Empire, mais ses 3 enfants mourront avant elle.

Au début du XIVe siècle, il existe encore 4 grandes principautés féodales qui n’appartiennent pas au domaine royal, mais qui sont considérées par le roi de France comme fiefs pour lesquels il reçoit l’hommage. Ce sont La Bretagne, La Bourgogne, la Guyenne et la Flandre.

Philippe qui devient l’héritier à la mort de son frère aîné Louis. Il est marié à Jeanne de Navarre, fille unique du comte de Champagne, Henri I, roi de Navarre. Par cette union, comme celle de Louis VII avec Aliénor, le roi préparait la réunion au domaine royal de ce royaume et de ces provinces. Mais cet héritage échouera à la postérité de Jeanne et non à son époux.

 

Philippe IV le Bel 1285 - 1314

 La Guyenne dernier bastion anglais :Edouard 1er d’Angleterre, duc de Guyenne, est le vassal du roi de France, pour ce duché. De nombreux incidents entre marins anglais et français poussent Philippe Le Bel à vouloir faire comparaître en 1293, le duc-roi devant sa cour. Edouard accepte de négocier, mais sans venir lui-même. Il envoie comme représentant son frère, Edmond de Lancastre, qui se trouve être le beau-père de Philippe Le Bel, puisqu’il est l’époux de Blanche de Navarre, mère de Jeanne de Navarre, femme de Philippe Le Bel !!!Un compromis est trouvé et l’accord sera scellé par le mariage de Marguerite, sœur de Philippe avec Edouard, qui est veuf de Eléonore de Castille. C’est accord sera bien précaire et la guerre aura lieu jusqu’à la reconquête de la Guyenne en 1296 par la France.

La Flandre :les comtes qui dirigèrent ce comté ont toujours manifesté beaucoup d’indépendance face au roi de France et à l’empereur d ‘Allemagne dont ils étaient les vassaux pour différents territoires. De plus ils entretiennent des liens commerciaux étroits avec l’Angleterre pour le commerce de la laine. Les choses s’enveniment lorsque Philippe Le Bel confisque le gouvernement des principales villes flamandes.

Le mariage de ses 3 fils :il se tourne d’une part vers le duché le plus puissant à l’époque le duché de Bourgogne et d’autre part vers le comté de Bourgogne, qui lui, relève de l’Empereur. L’idée était que le mariage de ses 2 fils avec les héritières du comté pourrait leur permettre de prétendre à son héritage, ce qui aurait agrandi le domaine royal. Ainsi :

« Les rois maudits » ont largement retracé l’histoire de ces princesses coquettes et frivoles. Isabelle, fille de Philippe le Bel finit par attirer l’attention de son père sur leurs comportements. En 1034 elles seront jugées et enfermées. Mais Les débordements de ces princesses vont changer le cours de l’histoire de France.

  

Louis X Le Hutin :  1314 – 1316

 Lorsque louis devient roi il n’a qu’une fille, Jeanne de Navarre, née de son mariage avec Marguerite. Cette dernière est enfermée, et, par un heureux hasard, meurt au moment où il envisage de se remarier pour avoir un héritier. Il épouse Clémence de Hongrie, capétienne comme lui car c’est la fille de Charles I Martel, angevin devenu roi de Hongrie par son mariage avec Clémence de Habsbourg.

A sa mort, Clémence est enceinte de 4 mois. Philippe Le Long est nommé régent Le 15 novembre 1316 elle accouche d’un fils que l’on nommera Jean I Le Posthume car il ne vivra que 4 jours.

 La succession de Louis X :

Rien dans la tradition ne s’oppose à ce que Jeanne, succède à son père. Mais l’adultère de sa mère laisse peser des doutes sur sa naissance. Son oncle Philippe se dépêche de se faire proclamer roi et de se désigner roi de Navarre comme tuteur de sa nièce. Il réunit une assemblée de pairs qui déclarent que «  femme ne succède pas à la couronne de France » Pour les fiefs par contre les femmes les reçoivent et peuvent les transmettre. Ainsi Jeanne qui sera mariée au comte d’Evreux deviendra reine de Navarre, lignée dont sortira un jour le roi Henri IV.

  

Philippe V Le Long : 1316 – 1322

Le sort de Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe V a été différent de celui de sa sœur et de sa cousine. Elle n’avait pas été déclarée adultère, mais seulement complice des ébats de ses belles-sœurs. Son mari la reprise à ses cotés et elle est sacrée reine en même temps que lui en 1317.

La malédiction se poursuit :

Ils auront 7 enfants, 5 filles et 2 garçons. Si le mariage des filles sert à renforcer la politique d’alliance de leur père :

par contre les 2 garçons mourront dans la première année de leur naissance ; et le problème de la succession se pose à nouveau

  

Charles IV Le Bel : 1322 – 1328

Charles IV s’appuie sur la loi de succession qui a prévalu pour Philippe V et ne se préoccupe pas des filles de ses 2 frères. Il a fait annuler son mariage d’avec Blanche (la mère de Blanche Mahaut d’Artois ayant été la marraine de Charles, ce qui est à l’époque une causse d nullité !!!). Toujours à la recherche d’un héritier il se remariera 2 fois, épousant successivement

Lorsque Charles IV meurt, il faut encore attendre la naissance de l’enfant que porte Jeanne. Ce sera une fille Blanche.

 

La fameuse loi dite « salique »

Les prétendants à la couronne sont au nombre de trois.

L’héritier le plus proche est Edouard III, roi d’Angleterre, petit-fils de Philippe Le Bel par sa mère Isabelle, et cousin des 3 derniers rois. La question est simple : Isabelle peut-elle former « pont et planche » c’est à dire transmettre à son fils un droit dont la règle de masculinité, déclarée depuis Philippe V, l’excluait elle-même. L’assemblée de dignitaires consultés déclarent que l’on ne peut transmettre plus de droit qu’on en a.

C’est ainsi que Philippe de Valois, petit-fils de Philippe III Le Hardi, fils de Charles de Valois, frère puîné de Philippe Le bel et cousin germain des derniers capétiens monte sur le trône.

Après un premier refus, Edouard III finit par rendre hommage à Philippe V pour ses possessions, mais ne renonce pas à ses prétentions.

Comme le déclare Alain Decaux « c’est ainsi que la guerre de cent Ans éclata parce que les français n’étaient pas féministes »

 

Le règne des Valois commence...